Archives mensuelles : janvier 2010

Divine!….

À propos de Dinard, je dois à cette ville d’avoir rencontré ma fragrance préférée…

L'Infante

Un jour de shopping, par hasard,… cette parfumerie à l’enseigne spécifique, une odeur captée & l’achat de ce jus, l’Infante, conçu en collaboration avec un « nez », par Yvon Mouchel créateur des parfums Divine.

Depuis plus de 7 ans ce parfum m’enchante, c’est un fleuri léger, intemporel (pour le côté technique: d’abord, les fleurs blanches fraichement coupées, Ylang ylang, jasmin de chine, pivoine, feuille de lierre & cassis, & en note finale: ambre gris, vanille, musc & fève tonka), qui a une douceur & une sobriété dont je ne peux plus me passer…
En mettre chaque matin est un vrai plaisir & l’oublier n’est pas dramatique, mais je ne me sens pas « finie », la journée est un peu plus terne.

J’aime aussi le côté un peu confidentiel de ces jus. Le travail de création d’Yvon Mouchel est reservé à ses boutiques (Dinard, Saint Malo, Paris, Caen, & bientôt Toulouse), à quelques distributeurs à l’étranger soigneusement sélectionnés (notamment Liberty à Londres),& à l’e-commerce du site. On est loin du gros matraquage publicitaire à grand coup marketing de lancement & de stars-femme-sandwich… C’est reposant.
Lentement, mais sûrement, par le bouche à oreille, le nombre d’envoutés (il existe également des parfums masculins) augmentent… mais je garde l’impression de faire partie d’un groupe d’initiés & j’aime ce privilège!….

http://www.divine.fr

T'as vu les jolis flacons années 30 en fond?...

De plus en plus rarement je « trompe » l’Infante avec Rumeur de Lanvin, mais j’arrête là, ce post devient trop personnel! À toi!….

Céline

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Bleu Canard…

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Si Dieu avait une fille… il l’aurait appelé Véronique…

Si je devais résumer la semaine parisienne des défilés hommes, je dirais qu’elle fut au sportswear ce que Milan fut au savoir-faire tailleur.

Brillant exemple, le travail de Véronique Nichanian chez Hermès. C’est idiot à dire car cela fait longtemps que ça dure, mais c’est toujours un régal de retrouver ces silhouettes à la fois très masculines et raffinées. La collection fait la part belle aux trenchs ceinturés, aux petits blousons zippés, le tout exécuté dans des laines et des cuirs sublimes. La perfection est atteinte grâce à une palette composée de gris orage, rouge amarante, bleu de Prusse et autres vert sous-bois.

Vuitton est également une bonne surprise de la semaine. Personnellement je craque pour les très beaux accessoires en cuir fauve (je crois qu’on tient une tendance lourde… on en reparlera). Comme chez Hermès on retrouve beaucoup de gris, un marron noisette très chaleureux et un jaune plutôt audacieux. Bon pour être franc Marc nous a aussi gratifié de la plus belle gueule de la fashion week, qu’en penses-tu Céline?

Inspirations christiques pour Ricardo Tisci chez Givenchy… une mode pas franchement réaliste mais malgré tout très inspirée… le détail des colliers « couronnes d’épines » est amusant et rehausse de belles chemises blanches aux jolis travaux de cols et de plastrons.

Moralité je crois que l’homo italianicus a tout de même une longueur d’avance…..

Pascal

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miss you…

en cette semaine de fashion week masculine plutôt inégale j’ai juste envie de dire : miss you Hedi!

Pascal

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Paris est une fête!

Ca y est c’est parti! malgré la grisaille parisienne de janvier, le grand cirque de la fashion week est de retour (les shows hommes jusqu’à dimanche puis la couture jusqu’à mercredi).
Je sais, Céline, que tu as d’autres chats à fouetter en ce moment (je veux tout savoir), mais moi je vais m’en donner à coeur joie…. affaire à suivre!

Afin de me mettre en condition je me suis fait une séance de rattrapage des défilés milanais… c’était plutôt digeste (ou alors j’étais de très bonne humeur).
En tous cas plein de bonnes nouvelles pour les garçons!

La première: il semblerait que la crise soit terminée… dans les esprits en tous cas, car exit le noir qui est remplacé par des coloris neutres assez chauds dominés par le camel et le marine… youpi

La seconde: on revient aux bases du « tailoring » et ça c’est très cool pour nos silhouettes… pantalons à pinces ajustés, vestes structurées! L’allure se fait précise et élégante…. je dis oui et re-oui!

Si j’attends avec impatience mes deux chouchous de la semaine Dries et Martin… j’ai été carrément charmé par deux présentations milanaises:

Bottega Veneta tout d’abord sous la houlette de Thomas Maier qui restitue un travail très construit qui s’articule autour de silhouettes appuyées mais réalistes à grand renfort de perfecto, vestes teddy et jeans retroussés. Côté palette, outre de très beaux bruns, j’ai noté un vert sombre, un violet un peu éteint et la fameuse touche de rouge (c’est un peu mon obsession). Tout ça nous donne un défilé très enlevé avec une mention spéciale pour le hairstyle très rockabilly.

Burberry Prorsum ensuite. Christopher Bailey m’enchante toujours autant. Son travail est d’une cohérence exceptionnelle. Il parvient une fois de plus le tour de force de décliner le style Burberry en le renouvelant. Les pulls à grosse jauge épaulés, tout comme les revers de manches, sont cloutés. J’ai réellement craqué pour de très beaux manteaux militaires kaki. Les blousons aviateur en peau-lainée sont aussi remarquables pour le travail de double col surdimensionné.

Bref voilà une matinée bien remplie…. je file Paris m’attend…. (ou peut être l’inverse c’est pas grave!)

Pascal

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envie de rouge!

Carmin, Cerise, Framboise, Coquelicot, Ecarlate, Pourpre ou Sang le rouge est une couleur qui déchaîne les passions!
A la veille des défilés j’espère qu’il fera un retour en force dans nos gardes-robes… signe avant coureur Karl nous a gratifié d’un très beau rouge de Chine pour sa collection Paris-Shanghaï en décembre…

Personnellement je le rêve grenade vif tirant légèrement sur le cerise le tout en en association avec un beau kaki ou un marine… c’est pas toi Céline qui dira le contraire…

Le rouge c’est la couleur avec un grand C celle qui fait la différence…..Si Michel Pastoureau résume très bien son ambivalence: il symbolise à la fois la virginité et l’innocence (le petit chaperon rouge, les mariées en rouge du moyen âge) comme la luxure et le pouvoir (c’est la couleur des prostituées, celle des juges ou du bourreau). Le rouge passe plus aujourd’hui pour être une couleur élégante, tout en restant audacieuse.

Ne porte pas du rouge qui veut… d’ailleurs on le préfère en touche, que ce soit une doublure, un passepoil ou une ganse, le détail rouge fait la différence et vient réveiller la plus sobre des tenues.

D’ailleurs on peut même se contenter d’un rouge à lèvres ou d’un beau vernis à ongles… pourvu qu’on ai du rouge!

Oh fait sais-tu de quelle plante on extrait l’un des plus beaux rouges: la Garance…
Garance, Garance… ça me rappelle quelqu’un?

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BIBA, tout un univers…

Ah! Nos petites escapades londoniennes! Celle-ci fut un peu courte & limitée à un quartier…

Parfois j’aimerais surtout une exploration dans le temps car il y a un magasin qui m’a toujours fasciné & que, malgré mon grand âge, je n’ai pas connu (surtout à son heure de gloire) c’est BIBA!

noir, doré, typo & ornement Art Deco

Première boutique ouverte en 1964 par Barbara Hulanicki puis grand magasin de 7 étages en 1969, Biba était un art de vivre en soi, dans le quartier de Kensington.
Une ligne de vêtements qui mélangeait mode pointue & petits prix, une clientèle de femmes très minces (post-war babies) & très jeunes (à plus de 30 ans, on n’entrait plus chez Biba), avec de grands yeux de poupée, une silhouette particulière: petits bustes & longues jambes, manches ballons & mini carrure, couleurs assourdies (prune, violet, noir, vert foncé), petits imprimés, réinterprétation de lignes années 20 & 30 à la sauce sixties, & enfin la possibilité d’accessoiriser sa tenue: bijoux, collants & maquillage en abondance….

luxueux, non?...

très glamour, même!

Mais surtout & pour la première fois, une mise-en-scène des produits: pas de vitrines: elles étaient passées au noir pour donner un effet marquant à l’exterieur & peu de lumière à l’interieur, décor & merchandising noir & doré revisitant les codes Art Nouveau & Art Déco: tous les produits étaient conditionnés pour Biba: cela allait des pots de peinture à la boite de baked beans.

lessive, camembert, thé.... packagés Biba.

L’univers à forte image était complet puisqu’il existait des lignes homme, enfant, femme enceinte, maison, qu’on y vendait des livres, de l’alimentation, des articles de sport, qu’il y avait des restaurants, un salon de beauté…
Une vraie notion de glamour à l’époque où toutes les excentricités étaient de rigueur…

Les photos sont extraites du livre « Big Biba » ed. Antique Collectors Club

Malgré un démarrage extraordinaire, l’aventure se termine en 1975 par un gros problème financier & une différent artistique… Depuis les essais de reprise n’ont pas été concluants mais l’inspiration reste puissante.
Au début, je pense que TopShop a vraiment voulu jouer cette carte, oubliée depuis longtemps, même si en 2009, une mini-collection a été travaillée avec le label Biba.
En 2008, la marque de prêt-à-porter Biba a été relancée, dessinée par Bella Freud, sans rencontrer le succès
escompté – pourtant la collection était un bon mix entre la rigueur du travail habituel de Bella Freud & un esprit Biba renouvelé plutôt bien digéré.
House of Fraser (enseigne de grands magasins anglais) vient de racheter la marque & compte lancer une ligne en septembre 2010 en puisant dans les archives…. à suivre!

Tiens, j’vais aller m’écouter un p’tit David Bowie (période Ziggy Stardust), moi!….
xxx

Céline

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